HappyQueen

Chut ... Je suis une princesse. Une reine. Au dessus de tout ça, au dessus d'eux. A des milliards de kilomètres, dans une autre dimension. Parce qu'ailleurs, je suis une princesse en jolie robe. Un sceptre à la main, un visage de porcelaine, des yeux envoutants, une cascade de cheveux clairs, une robe froufroutante et aérienne, des bijoux à n'en savoir que faire ... Je règne sur mon petit monde, avec pour seuls sujets ma peluche et mon oreiller, je suis implacable. Forte, immuable et juste. Aimée. Belle.

En réal
ité, je suis seulement perdue dans un t shirt trop grand pour moi, la musique un peu trop forte pour me faire oublier le reste, une image de princesse sous les yeux. C'est fou ce qu'elle est ravissante. En fait, je m'en fiche d'être à sa place. Je voudrais juste garder l'air serein qu'elle affiche toute une journée sur son visage. Un petit sourire figé dans le temps, une expression apaisée ... C'est tout. Au lieu de ça, je me force chaque jour à adresser quelques mots à ces gens, à leur sourire. A participer à une conversation, à acquiescer tout en me retenant d'exposer mon avis. Je me retiens, jusqu'à ce que je n'en puisse plus de toute cette comédie. Dans ces moments là, je sors quelque chose pour écrire ce que j'aimerais tant dire à haute voix. Ce que je ne dis pas, pour respecter un tant soit peu les inquiétudes de mes proches. Après, je me plonge dans ma lecture en me disant que j'aurais essayé. Je suis au milieu des autres, ils peuvent enfin m'ignorer sans plus faire semblant d'écouter cette pauvre fille qui n'a aucun avis sur rien.

Forcéme
nt, j'aimerais leur donner mon opinion. Que cette soirée était ridicule, qu'il n'y a aucun intérêt à me raconter le spectacle de deux jeunes hommes nus en plein milieu du bar, que je trouve tout simplement débile d'aller à ce genre d'événements avec des semblants de connaissances. La question de politesse « Pourquoi ne pas être venue ? » tombe. Aïe, comment leur dire que je me fiche de me faire des amis, que j'ai bien trop à faire avec ceux que j'ai déjà, ceux qui comptent vraiment. Les seuls qui comprennent totalement comment je vis, ce que j'aime. Eux ne comprennent pas, ne pourront pas comprendre cette aversion pour le monde, la fête, l'alcool et les autres attitudes du même acabit. Je hais ce genre de manifestation où personne ne se connait vraiment. Je ne passe du temps qu'avec ceux que j'aime du fond du c½ur. Ceux pour qui je donnerai n'importe quoi, ferai tout mon possible pour les voir heureux. Vous tous, que j'aime tant.

Al
ors, comment leur dire ? Eh bien je ne dis rien, je ravale ma morgue mais je ne me rabaisse pas à jouer un rôle trop longtemps. Je serai la « fille aux livres » qui ne parle pas beaucoup, n'a pas d'avis et qui est bien silencieuse en travail de groupe parce qu'elle ne veut pas s'enflammer. J'ai tant d'idées, pourtant. Mais je me tais, ça me va très bien comme ça. Je me plonge à fond dans le reste, et j'oublie le monde qui m'entoure. Après tout, je suis une princesse. Une reine égoïste, une reine en manque. Un sceptre pour le pouvoir, une couronne pour le plaisir, et la beauté que j'aimerais avoir, juste pour les supplanter tous au moins dans un domaine. Ou deux, puisque l'amitié est déjà le premier. Car personne au monde ne pourrait être plus heureuse que moi de son entourage.

J
e suis une reine bien entourée, une illusion de princesse. Une illusion véritablement heureuse, malgré le monde qui la dérange. Si seulement mon univers pouvait se résumer à vous ... Mais quelque chose gêne.
HappyQueen

# Posté le vendredi 18 septembre 2009 14:39

Paris, paris.

Paris, paris.
Il a suffit de quelques jours pour ouvrir la porte de mon monde. A peine quelques jours pour savoir que ma place était là bas. Avec eux. Moins d'une semaine pour me rendre compte de l'importance de ce monde pour moi, ainsi que du caractère fictif de ce qu'on appelle le réel. Je m'épanouis en pixel, je rêve en Go, et tout ça s'est confirmé ce week end. Je vous connais, je vous connais bien. Je vous adore, j'ai été ravie de vous voir, vous et tous les autres. Ceux que je n'avais encore jamais vu, ceux à qui je n'avais même jamais parlé. Tant de monde réuni autour d'un pôle, impressionnant.


La Japan Expo.


Je n'y allais pas pour faire des achats, ni pour avoir des dédicaces. Je ne comptais pas dépenser d'argent, je n'avais pas prévu de guetter les auteurs. J'y venais pour voir des gens, voir des amis. Et aussi pour toi. Surtout pour toi. Pas un instant je n'ai regretté ce voyage à Paris, pas une seconde je n'aurais voulu être ailleurs. Presque tout mon univers était rassemblé là, mises à part quelques personnes qui me sont également chères. Je m'y suis sentie à l'aise, je m'y suis sentie un peu plus proche de moi-même. J'ai découvert bon nombre d'expressions, qui paraissent stupides mais qui sont si véridiques ...

Je souriais beaucoup, j'ai pas
mes journées à rire et à parler. J'ai fait beaucoup de câlins, j'ai appris à connaître des inconnus aussi facilement que ça, j'ai adoré l'ambiance de l'événement, malgré le monde, la chaleur. Les couchers à 2h du mat quand mon interlocuteur flanchait, les lendemains difficiles, les mal de dos, les courbatures, les robes chiantes à enfiler, les multiples tentations, les transports parisiens, Marie-Hélène, les photos, le bandeau de la honte, les restaurants sans clim', la comédie à jouer ... Et tout le reste.




Et
puis il y a toi. Ma plus grande angoisse, mes plus belles surprises. L'attente des messages, la peur en les recevant, les escapades, les dédicaces, les premières fois, les films amateurs, les conférences, les occasions, le repas, le jardin des plantes, le labyrinthe, le froid, la gare. Et tout le reste. L'appréhension est vite passée, le sourire niais a pris sa place. L'agréable surprise, les sourires, la façon dont tu me regardes ... La prise de conscience. Les barrières qui ne tiennent que peu. Les plus grands regrets, les plus grandes attentes. Depuis le temps ... Et c'est passé si vite ! Quelques jours à peine, qui sont passés horriblement rapidement à tes côtés. Les papillons dans le ventre. Et tout le reste. Que je ne partage qu'avec toi. Tu me manques. Énormément. J'ai envie d'être avec toi, envie de rester là bas. J'aimerais que l'on soit avant-hier.

Et tu sais quoi ? Je t'aime !

# Posté le mercredi 08 juillet 2009 06:40

Quelques mots

Ce que ça me fait, que tu dises toutes ces choses, ce que mon esprit comprend, ce que mon c½ur ressent. Les pensées s'emballent, le bruit à mes oreilles se fait sourd. Le monde devient plus aveuglant, mais je n'y prête plus attention. La lumière qui joue dehors, le bruit des passants, le vrombissement ambiant ... Mes sens sont comme obstrués, pour laisser au reste la perception la plus fine possible. Et le c½ur s'emballe, il frémit, il se serre. Les mots ne suffisent plus, les sentiments prennent le relais en entrent dans la danse.

Un
mot, deux mots. Si simples, si gratuits. Anodins, légers, et pourtant lourds de sens. N'importe lequel de tes mots me remplit de satisfaction frustrée. Est il absurde de désirer l'impossible ? Sans doute, mais n'est ce pas ce qui nous pousse en avant ? Un but, des désirs, j'en ai à la pelle. Mais certains semblent plus pressants, plus impatients. Et je ne peux m'empêcher d'être un peu triste. Le jeu en vaut la chandelle, tant que tu me dis ces mots si insignifiants. Ces mots qui ne signifient pas grand-chose, mais qui sont très importants., car le c½ur qui se serre est toujours accompagné d'un grand sourire.

Ces quelques mots que tous les jours je lis, ces quelques phrases qui me font me sentir importante. Moi je bafouille, je m'embrouille, je ne sais plus quoi répondre. Mais sache qu'à tout instant le « boum boum » dans ma poitrine me rappelle que certains mots ne s'en vont jamais tout à fait. Merci pour tes mots, et pour tout le reste.

Un mouton, une culotte noire et merci la philo.
Quelques mots

# Posté le vendredi 19 juin 2009 17:20

Tous soumis




L'amour gouverne le monde

Voilà la seule vérité absolue que l'on puisse établir. Celle que tout le monde veut instaurer, mais qui dérange. Vous aurez beau chercher, rien n'est plus écrasant et destructeur, avec la douce illusion d'un bonheur à la clé. Mais ce sentiment qui domine tous les autres fait bien plus de mal que de bien. Car l'amour amène la tristesse, inexorablement. Croire le contraire est naïf. C'est le ressenti que la société, le monde tout entier fait peser sur nos vies. Et nous y contribuons. Dans chaque parole, chaque geste il y a interprétation possible. L'amour canalise, l'amour contrôle. Y penser permet de rentrer dans une spirale impressionnante d'idées inutiles, et laisser le champ libre aux autres ébauches de réflexion.

Tout
conflit est passionnel. Toute parole est considérée sous l'angle des émotions. Toute personne est soumise au ballet de ses sentiments, et à fortiori celui de l'amour. Oser dire qu'il est libérateur ou bien qu'il n'est pas omniprésent est illusoire.

L'amour gouverne le monde.
Que c'est triste !


t
Tous soumis

# Posté le vendredi 22 mai 2009 15:32

Modifié le samedi 23 mai 2009 11:27

23 avril 2009

23 avril 2009









Un jour particulier

# Posté le mercredi 22 avril 2009 18:21